Communiqué de presse de Louis Aliot et Jérôme Rivière, députés RN

La crise du Covid-19 que nous vivons ne s’arrête pas au stade sanitaire, mais touche aussi les relations géopolitiques de l’Europe et la Défense.

Selon Florence Parly, ministre de la Défense et des armées, la Défense ne serait pas impactée par les mesures gouvernementales mais au contraire confortée par le plan de relance.

Pourtant, il est difficile d’imaginer que cela soit avéré. En effet, la crise du covid-19 va provoquer un endettement massif supplémentaire de la Nation estimé aujourd’hui à plus de 120 milliards €.

Il est légitime de se demander comment la Défense pourrait être épargnée.

Par ailleurs, la loi de programmation militaire était notoirement sous-calibrée pour financer l’acquisition et la maintenance de ses principaux équipements, sans rien dire des Opérations extérieures (OPEX) ou les missions intérieures (OPINT), véritables mines à retardement des budgets annuels de défense.

Jérôme Rivière et Louis Aliot estiment que des mesures doivent être urgemment instaurées. Les propos de la Ministre, qui se veulent rassurants, sont sans engagement et sans certitude pour les armées.

Emmanuel Macron doit garantir la sanctuarisation des crédits de la loi de programmation militaire.

Les équipements majeurs doivent être intégrés dans le plan de relance en cours d’élaboration, notamment un plan massif de remise à niveau du service de santé des armées. Pour y parvenir, Jérôme Rivière et Louis Aliot suggèrent la ré-ouverture du Val de Grâce, la modernisation des hôpitaux d’instruction des armées, le recrutement et la revalorisation des soldes, le lancement accéléré du successeur du Porte-avions nucléaire et l’augmentation du format des patrouilleurs et aéronefs pour l’Outre-Mer.

Enfin, les industries de défense à l’exportation doivent bénéficier d’un soutien renforcé pour compenser la rétraction de l’activité commerciale résultant du confinement.

La France étant le troisième exportateur au monde dans le domaine de l’armement, ce point doit être un atout majeur pour la relance de l’activité économique.

Ces mesures pourraient être aisément financées si le gouvernement cessait de financer des politiques inutiles et coûteuses comme, par exemple, le soutien aux énergies renouvelables qui coûtent selon la Cour des Comptes 4,6 milliards € par an (rapport du 18 avril 2018).

Jérôme Rivière et louis Aliot le réaffirment : l’armée ne doit pas avoir à s’inquiéter du maintien de l’augmentation du budget ,encore moins d’envisager d’être le bouc émissaire financier de cette crise.

 

 

Jérôme Rivière : Député européen
Président de la délégation française du groupe ID
Membre de la commission Affaires étrangères, Sécurité Défense

 

Louis Aliot : Député des Pyrénées orientales
Membre de la commission de la Défense