Alors que le salon Euronaval a fermé ses portes il y a quelques heures, le Rassemblement National tient à réaffirmer avec force :

  1. sa volonté de conserver les Chantiers de l’Atlantique sous pavillon français; la nationalisation provisoire actuelle doit permettre à l’Etat à toutes les sociétés françaises intéressées de réfléchir au meilleur actionnariat national possible. Contrairement à ce que l’Etat prétend, des solutions existent en France, mis elles ont été systématiquement écartées et les sommes en jeu sont dérisoires par rapport à l’exceptionnelle qualité de l’outil industriel que sont les Chantiers de Saint-Nazaire ;
  2. son refus du projet « Poséidon » d’alliance structurelle entre Naval Group et Fincantieri. Ce projet est inutile à Naval group qui surclasse très largement Fincantieri sur les plans technologique, industriel et commercial. Ce projet est néfaste dans la mesure où il organise dès à présent la mainmise progressive de Fincantieri sur un groupe industriel national stratégique et préfigure ainsi le modèle Airbus : perte de contrôle de la gouvernance, de la technologie, du commerce, des sites et des emplois. Ce projet est enfin désastreux vis-à-vis des clients du chantier : il déstabilisera le chantier à une époque où celui-ci connaît des difficultés importantes en France (programme de SNA) et à l’étranger (Brésil, Australie, notamment).
  3. son attachement à une Marine de combat forte, disposant de l’ensemble des bâtiments nécessaires à ses missions de sécurité et de puissance au large; le Rassemblement National dit ainsi son attachement au programme de sous-marins stratégiques, d’attaque, à un groupe aéronaval complet et permanent (c’est-à-dire à deux porte-avions à propulsion nucléaire), à un format plus ambitieux de frégates, de patrouilleurs et d’aéronefs que ne le prévoit la LPM 2019-2025.

    Avec le deuxième domaine maritime du monde, ouvert sur tous les océans du monde, la France doit disposer d’une marine de combat forte et d’un outil industriel indépendant pour soutenir cet effort de réarmement, effort que tous ses partenaires et rivaux réalisent actuellement à marche forcée sur des océans de plus en plus militarisés.

    Pour atteindre cet objectif stratégique, il faut que les programmes navals actuels sortent des chantiers au rythme prévu et que les études sur les projets futurs soient lancées au plus vite. Il faut donc que l’outil industriel soit préservé de toute perturbation extérieure comme ce projet Poséidon en créera inévitablement et que l’industriel se concentre sur son métier : concevoir, produire, livrer et maintenir des bâtiments de combat de niveau mondial pour la Marine.

    Pour le Rassemblement National, la puissance et la sécurité de la France se situent clairement au large : englué dans des débats stériles européens, notre pays peut retrouver sur les mers un espace de liberté et de souveraineté. Le Rassemblement National lui en donnera les moyens.